AGENTS & AUTOMATISATIONS
En cours
Deux façons de faire faire : sur commande, ou tout seul
Une fois la mémoire en place, il faut que le système agisse. Il y a deux manières, et un seul critère pour choisir : qui déclenche ?
LE CRITÈRE
Manuel ou automatique ?
Un agent
Construit
Une compétence dédiée à une seule tâche, toujours similaire, invoquée à la demande : l'équivalent d'un employé virtuel qualifié. Il suit une fiche process à la lettre, sans improviser, et ses résultats ne se dégradent pas d'une exécution à l'autre.
Une automatisation
Prévu
Un logiciel à interface visuelle (n8n) qui gère des flux en arrière-plan, sans intervention. Elle se construit bloc par bloc, et elle s'active toute seule sur un événement ou un horaire.
LA FICHE PROCESS
La fiche process : le mode d'emploi de la tâche
Dans les deux cas, la machine a besoin d'une fiche solide. Le comportement se modifie en éditant du texte français, pas du code. Il existe deux profils, selon que l'on travaille seul ou avec quelqu'un.
PROCESS AGENT
Sept piliers, tous obligatoires
Pour une tâche complète, en autonomie. Setup (niveau de modèle), Trigger, Input, Output, Process (les étapes), La Méthode (style, qualité) et Le Standard : l'exemple parfait, la seule partie que l'IA ne peut pas inventer.
PROCESS DE TRAVAIL
Trois blocs suffisent
Pour une procédure qui s'active à un moment précis d'une session déjà en cours, avec moi présent. Déclenchement (jamais deviné), Étapes ordonnées, Interdits pendant la procédure. Le contexte de la session fait le reste.
N8N
Une automatisation, bloc par bloc
Quatre familles de blocs, enchaînées dans l'ordre. La mécanique change rarement ; le contenu (la fiche process) change souvent, et il reste dans mes notes.
1
Planifié
Tous les jours à 7 h, par exemple. Le plus courant, et 100 % sortant.
2
Interrogation
n8n demande régulièrement « du nouveau ? » à un mail, un flux, une messagerie.
3
Surveillance de dossier
Un fichier apparaît dans mon Inbox, et le workflow démarre. Très adapté à ma façon de travailler.
4
Webhook
Le service extérieur appelle n8n. C'est le seul cas entrant : à éviter quand une alternative existe.
SÉCURITÉ
Créer, jamais modifier ; faire confiance, vérifier, confirmer
Deux règles gardent l'ensemble sous contrôle, quel que soit le nombre d'agents et d'automatisations.
Les automatisations créent
Elles écrivent seulement dans un dossier dédié, jamais édité à la main, et ne modifient jamais rien d'existant. Ainsi la fusion des fichiers se fait sans conflit.
Faire confiance
Lecture et analyse de données : aucune confirmation nécessaire.
Vérifier
Modification de fichiers : je lis le résumé des changements. C'est le contrôle qualité.
Toujours confirmer
Commande destructive ou envoi de données : une barrière de sécurité, jamais contournée.
UN EXEMPLE
L'agent d'hygiène des médias
Un cas concret d'agent : il range les images et les documents du coffre, sans jamais rien décider à ma place.
Renommer par le sens
Il propose des noms explicites basés sur le contenu à la place de IMG_001.jpg, pour que l'IA comprenne le contexte par le nom seul, sans consommer de vision.
Nettoyer les orphelins
Il repère les documents et images liés à aucune note, et propose leur suppression.
Une règle d'or codée
Jusqu'à 2 images en automatique ; au-delà de 3, il s'arrête et demande les priorités. C'est un compteur dans le workflow, pas une consigne.
Je valide toujours
Il dresse des listes de suggestions et n'applique aucun renommage ni aucune suppression sans mon accord explicite.
PRINCIPE
Le modèle décide, le code garantit
Pour chaque « toujours » et chaque « jamais » écrit dans une note, je me pose la question : code ou consigne ? Si l'échec est silencieux et coûteux, c'est du code.
CE QUE J'ÉCRIVAIS
« L'IA charge le bon contexte »
Le modèle décide, et il peut écrire « je vais lire » sans que rien ne se passe. La version qui tient : un outil charger_contexte(nom). S'il l'appelle, le fichier est chargé.
CE QUE J'ÉCRIVAIS
« Ne jamais charger les brouillons »
Une consigne, donc un échec silencieux. La version qui tient : l'outil n'expose pas les brouillons. Le modèle ne peut pas enfreindre la règle.
CE QUE J'ÉCRIVAIS
« Toujours revenir documenter »
Facile à oublier. La version qui tient : un dernier nœud du workflow qui s'exécute toujours.
CE QUE J'ÉCRIVAIS
« Au-delà de 3 images, s'arrêter »
Un seuil chiffré ne se confie pas à une consigne. La version qui tient : un compteur dans le workflow.
Suite : l'aiguilleur
Reste une question : comment le système sait-il quel projet et quel outil utiliser ? C'est le rôle de l'orchestrateur.